Audiovisuel & Ecritures

L'affaire SK1

Un film de Frédéric Tellier avec Raphaël Personnaz, Nathalie Baye, Olivier Gourmet


Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connue la police judiciaire française. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien ».

 

Si la majorité des comédiens jouent et sonnent vrai, le film est conçu comme un reportage sur l'enquête, épousant un rythme lent à la limite de l'ennuyeux. Le scénario n'est pas traité comme tel, ne donnant pas au spectateur l'envie de partager avec le personnage principal et son adversaire leur évolution et la progression du conflit qui les oppose. Le traitement du conflit et de l'intrigue qui en découle ne sont pas assurés ni maîtrisés, on nous propose une succession de faits comme le ferait un huissier. Comme l'enquête a été longue, le réalisateur souligne par un rythme lent l'avancée difficile de l'enquête. Pour cela, il fait des plans souvent inutiles pour accentuer cette sensation, use et abuse de débuts et de fin de plans inutiles au lieu d'entrer rapidement avec l'image et l'action informatives qui s'imposent et de passer à un autre plan quand tout a été dit. J'ai l'impression que le film a été conçu dans les années 60/70 où l'on rallongeait les plans pour bien faire comprendre aux spectateurs ce qui se disait, en abusant de scènes explicatives et bavardes notamment au tribunal, ou se passait. On est en 2015, les spectateurs ont été élevés à l'image, à l'ellipse, à un rythme soutenu, à des dialogues concis et tout cela n'a pas été pris en compte ici. Je vous déconseille d'aller voir ce film après avoir pris un bon repas au restaurant, la somnolence vous gagnera assurément. 

 


08/01/2015
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